Ca fait longtemps que je ne t’ai pas parlé.. mais je ne t’ai pas oublié, comment le pourrais-je ?
Certains souvenirs remontent parfois et surtout en ce moment….
On a fait les 400 coups tout les deux..
Les fourmis rouges qui piquent le cul quand on montait dans la cabane dans l’arbre en face de la maison, les courses dans la foret, les fleurs qu’on piquaient chez la vieille proprio d’en face,
le ramassage de poubelle dans les bois, les batailles interminables de cerises dans les arbres ou l’on revenait couleur vermillon, le chien dont tu avais si peur que tu le narguait lorsqu’il
était attaché, boire au pis des chèvres et des vaches, se prendre pour des guerriers avec des bâtons en parcourant la foret à la recherche d’ennemis invisibles, recueillir des lapins, se marrer à
voir le canard saturnin se balader librement flanqué de ses deux oies en guise de garde du corps, faire sortir ce canard des casseroles de maman, monter les chevaux du haras d’en face, faire un
peu de cross sur une moto rapiécé, monter sur le portique et escalader la moindre chose qu’on voyait en se prenant pour les rois du monde, enterrer les plumes de l’oie qu’on a vu grandir et qu’on
a fini par manger, fabriquer des bonhommes avec des brins d’herbes, découvrir des antiquités dans les vieilles grottes, se battre l’un contre l’autre toujours pour des raisons débiles, toujours,
parier sur lequel se fera piquer le cul par la poule dominante quand on allait chercher ses œufs à double jaune, passer des heures à fabriquer diverses choses, faire rouler les voiture
télécommandé, faire voler pour la première (et dernière) fois l’hélicoptère-jouet du haut de la maison, fabriquer des arcs et des flèches pour chasser sans jamais rien ramener, rire et pleurer
lorsque tu te blessais, puis déménager, arriver en ville, manger tout avec des baguettes, découvrir le vrai monde, grandir, se faire des amis, puis prendre des chemins
différents..
Tu allais fêter le presque quart de siècle du début de ta vie, et dans un coup de vent tu à décollé…
J’ai toujours été là… sauf ces moments la ou j’ai du partir prendre mon chemin et assumer mes choix…
On me l’a reproché, je me le suis reproché, mais c’est la vie, elle suis son court et les gens se séparent pour mieux se retrouver plus tard…
Ces retrouvailles se feront, un jour peut être … celui ou je décollerais également …
En attendant ta présence me manque, mon meilleur ami, l’une des partie de moi, celle qui me manque cruellement aujourd’hui particulièrement…
J’aurais aimé te faire souffler ces bougies qu’on aimait tant souffler…
Avez-vous déjà remarqué la saveur des aliments ou des boissons ?
Avez-vous remarqué que leur gout de base reste le même, mais la saveur est différente selon les situations que vous vivez en les dégustant.
Je prends un exemple simple, le bête et banal café, pour ceux qui n’aime pas le café, prenez le thé ou autre de votre choix, c’est identique pour l’exemple.
Vous buvez votre boisson favorite dans plusieurs contextes, tous différents en actions, émotions et heures de la journée.
Le matin, vous vous levez, la tête encore embrumé dans les restes de votre nuit, voir encore dans vos rêves, vous préparez votre petit déjeuné.
Pour les gens seuls chez eux : vous absorbez votre café, thé, jus de fruit, qui à, en général, une saveur assez morne, plate et basique.
Pour les personnes qui ne sont pas seul le matin, cette boisson prend toute autre saveur et vous vous régalez littéralement (même si vous n’y prêtez pas attention).
Vient ensuite l’arrivée au travail, selon le plaisir que vous avez à y être, la première boisson que vous absorbez sur votre « seconde maison » à également une saveur différente.
Si vous aimez votre travail mais pas les gens qui partage votre fonction, la saveur est encore une fois différente, elle est acide, vous n’y prenez pas plaisir, c’est comme l’état d’esprit dans
lequel vous êtes pour aller bosser…
Quelqu’un que vous aimez bien passe partager cette boisson et la saveur change encore. Si vous aimez votre travail et que tout est bien comme vous le désirez, cela prend un tout autre bouquet, le
plaisir est la (encore une fois vous n’y prêtez pas attention).
Un petit passage par chez des amis que vous aimez et le café prend toute sa saveur magnifique.
Si ce café vous le prenez seul chez vous, la sapidité du breuvage sera au rendez vous…
Lorsque vous partagez une boisson, seul ou accompagné, dans un contexte que vous aimez ou pas, essayez de sentir les différences de saveurs qui sont présente, prenez un temps d’arrêt pour noter
dans un coin de votre tête ce qu’il se passe au niveau ressenti et saveurs…
C’est valable pour toutes situations, selon le contexte encore une fois, la SAVEUR des choses est différente.
Ps : répétition du mot « saveur » tout à fait consciente et fait exprès ;-)
Il y a des gens qui savent très bien parler, se faire comprendre, se faire entendre mais quand cela ne les concernent pas directement…
Ces personnes là sont habiles pour discourir sur des idées et d’autres choses pendant des heures, mais dès qu’il s’agit de « sortir » quelque chose de personnel, aucun son ne sort…
Pas faute de vouloir s’exprimer sur un problème, une envie, un besoin, une doléance ou simplement un épanchement, mais incapacité personnelle à aligner deux mots pour vider un peu « le
vase » qui se remplit inexorablement…
S’entourer le plus possible de gens proches, s’occuper la tête (en passant par s’occuper les mains) pour éviter de penser, essayer de parler quand la conversation s’ouvre enfin
et… se taire car ce n’est peut être pas le bon moment, ni la bonne occasion de s’exprimer ou simplement se trouver égoïste de parler de sois même…
Alors on se tait… on laisse encore le vase se remplir un peu plus et on s’en va… jusqu’a ce que quelqu’un un jour ouvre simplement ses bras pour laisser le vase se vider…
Trouver quelqu’un qui ressente le bon moment est difficile, trouver la personne qui « sais y faire sans qu’on lui dise » est précieux…
Quand vous trouvez un être exceptionnel qui vous devine, essayez de ne pas faire l’erreur de commettre des maladresses qui vous font perdre cette connivence symbiotique, c’est une
complicité précieuse que vous ne retrouverez pas de si tôt…
Car si vous perdez ce petit rien qui fait tout, cette magie « qui fait que », inexorablement le vase se remplit…
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texte : Droits réservés : fenrick
photo : vase canope du chef de la cour horira (musée du louvre)
Il y a des gens qui sont incapable de pleurer plus que quelques larmes, et les ravalent aussi vite qu’elles sont venues..
Peut être par fierté, sans doute par habitude ou simplement parce que c’est ainsi…
Le problème c’est que quelque part dans l’esprit ou le corps de ceux qui se retiennent, le « réservoir » de larmes cachées se remplit
inexorablement…
Il peut être grand comme petit, tout dépend des individus…
L’ennui c’est que plus ce réservoir se remplit, moins la personne à de force..
Certains apprennent à le vider régulièrement, d’autres à le remplir continuellement…
Lorsqu’on apprend qu’on peu le vider librement chacun à notre manière, on devient dépendant de cette façon de se libérer…
Chacun à son petit truc pour procéder au « vidage » du réservoir
Si c’est caché sous la couette, on le fait, si c’est devant un film on le fait.. mais si c’est uniquement en présence de quelqu’un de
confiance, qui à le mot et le geste juste au bon moment, cela devient plus compliqué…
Je m’explique par un exemple (vous avez l’habitude maintenant)
Prenons les deux opposés : la personne « saule pleureur » et celle « loup solitaire »
Le « saule pleureur » agira de cette manière, il n’y a pas de réservoir ou, autrement dit, la personne vas avoir la capacité émotionnelle d’une petite
cuillère.
Une fois l’argenterie remplie forcement ca déborde et au vu de la micro aptitude à accumuler les choses du « saule pleureur », VLAN !!! grande
scène des larmes acte 5 digne des meilleurs films à l’eau de roses de série Z dont le petit écran est friand. Exemple « quoi y’a plus de chocolat ?? ouinnnnnnnnn »
(oui j’aime bien les exemples chocolatés lol) bon c’est extrême comme exemple certes mais pas tant que cela, un « saule pleureur » vas extérioriser
par les larmes au plus près de l’évènement qui à provoqué le débordement… sans pudeur et sans retenue…
Le « loup solitaire » agira différemment, le réservoir est immense, il n’est plus question de petite argenterie mais bel et bien d’une contenance
ENORME qui se remplit, se remplit, se remplit encore et encore, jusqu’à arriver à un point ou forcément ça commence à déborder..
Là, le « loup solitaire » va laisser échapper quelques larmes le jour ou le camion de chocolat perle sur la route, pour vite tenter de refermer
les vannes histoire de remettre à plus tard le débordement émotionnel…
Le « loup solitaire » ne peut en effet s’épancher que d’une certaine manière.. chacun à la sienne qui lui est propre, soit il vas se cacher au fond de
sa tanière pour libérer la pression et laisser s’échapper un peu plus de liquide perlant sur ses joues que devant témoin, soit il ne peut le faire seul et attend que quelqu’un trouve le bon mot,
le bon geste pour qu’il puisse tout lâcher…
C’est difficile pour le « loup solitaire » de se libérer réellement, il faut qu’il se sente en sécurité pour cela (tanière ou en présence de quelqu’un
de confiance totale, chacun sa façon de percevoir ce sentiment de sûreté..)
Exercice difficile également pour le « loup solitaire » qui peut alors passer à ses propres yeux pour une lavette qui à besoin des autres pour tenir le
choc….
Le problème du « loup solitaire » est qu’il à une facette complexe, en général, il est très engagé dans tout ce qu’il fait,
volontaire et rigoureux, je dirait même qu’il peut être comparé à un soldat qui sera toujours le premier à aller au front et crapahuter…
Seulement lorsque le réservoir est trop plein et commence à déborder de trop, le courage vient à manquer à un autre niveau..
L’engagement est toujours la, la détermination aussi, il n’y a pas de « fuite » des évènement, en bon « loup » il assume et affronte ce qui
lui arrive sur le coin de la truffe...
Le problème n’est pas le combat en lui-même, c’est l’adversaire qui peut jouer en la défaveur de la stabilité émotionnelle du « loup »
Un « soldat » va se battre au delà de ses limites car il maitrise son élément, il sait ou il va… mais ce soldat sera désarmé devant la situation
incontrôlable qu’est la santé ou la maladie…
C’est un défit à la vie, le combat contre sa propre santé est le plus difficile à relever car complètement incontrôlable
Dans ce cas là, le réservoir à tendance à se remplir bien plus vite, car le « loup solitaire » se retrouve seul face à ses propres démons et ses
propres peurs de l’in-contrôlabilité de l’événement..
Si il peut se réfugier dans sa tanière pour évacuer (si c’est son mode d’évacuation) il pourra se libérer pour un temps, mais si il à besoin de se sentir en
sécurité autrement pour se délivrer de son trop plein de réservoir et qu’il n’est pas en capacité de demander car la cuve déborde de trop et le plonge la tête sous l’eau (ce qui a pour effet de
le faire taire malgré lui) c’est un problème..
Dans ce cas là, il rentre bien souvent dans un appart rempli de la seule présence d’un animal, ou il se met à lui parler comme si il était humain « ca vas
mon cœur ? tu as passé une bonne journée » la seule réponse qu’il à c’est « miaou » (sous entendu j’ai faim)…
Il s’allonge sur son lit et serre la petite bestiole à 4 pattes contre lui, cherchant un peu de réconfort et de sécurité qu’il ne trouve pas après avoir laisser
s’échapper quelques larmes, il repousse l’animal et s’occupe l’esprit à autre chose…
Pour le « loup solitaire » qui ne trouve son salut et son réconfort que dans la confiance envers un autre être semblable à son espèce c’est un calvaire
à vivre…
Pour lui il n’y a rien de pire que de sentir qu’il est au bout de sa capacité émotionnelle et de ne pas être apte à l’exprimer.. même devant lui-même…
Alors il se tait…
Et quand il trouve enfin quelqu’un qui est la, sans qu’il le demande, qui lui ouvre les bras pour qu’il y plonge sa fourrure et qu’il peut enfin tout lâcher, en
sécurité…
Il n’y aura jamais assez de mots inventé par l’être humain pour dire...
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