Il y a des gens qui sont incapable de pleurer plus que quelques larmes, et les ravalent aussi vite qu’elles sont venues..
Peut être par fierté, sans doute par habitude ou simplement parce que c’est ainsi…
Le problème c’est que quelque part dans l’esprit ou le corps de ceux qui se retiennent, le « réservoir » de larmes cachées se remplit inexorablement…
Il peut être grand comme petit, tout dépend des individus…
L’ennui c’est que plus ce réservoir se remplit, moins la personne à de force..
Certains apprennent à le vider régulièrement, d’autres à le remplir continuellement…
Lorsqu’on apprend qu’on peu le vider librement chacun à notre manière, on devient dépendant de cette façon de se libérer…
Chacun à son petit truc pour procéder au « vidage » du réservoir
Si c’est caché sous la couette, on le fait, si c’est devant un film on le fait.. mais si c’est uniquement en présence de quelqu’un de confiance, qui à le mot et le geste juste au bon moment, cela devient plus compliqué…
Je m’explique par un exemple (vous avez l’habitude maintenant)
Prenons les deux opposés : la personne « saule pleureur » et celle « loup solitaire »
Le « saule pleureur » agira de cette manière, il n’y a pas de réservoir ou, autrement dit, la personne vas avoir la capacité émotionnelle d’une petite cuillère.
Une fois l’argenterie remplie forcement ca déborde et au vu de la micro aptitude à accumuler les choses du « saule pleureur », VLAN !!! grande scène des larmes acte 5 digne des meilleurs films à l’eau de roses de série Z dont le petit écran est friand. Exemple « quoi y’a plus de chocolat ?? ouinnnnnnnnn » (oui j’aime bien les exemples chocolatés lol) bon c’est extrême comme exemple certes mais pas tant que cela, un « saule pleureur » vas extérioriser par les larmes au plus près de l’évènement qui à provoqué le débordement… sans pudeur et sans retenue…
Le « loup solitaire » agira différemment, le réservoir est immense, il n’est plus question de petite argenterie mais bel et bien d’une contenance ENORME qui se remplit, se remplit, se remplit encore et encore, jusqu’à arriver à un point ou forcément ça commence à déborder..
Là, le « loup solitaire » va laisser échapper quelques larmes le jour ou le camion de chocolat perle sur la route, pour vite tenter de refermer les vannes histoire de remettre à plus tard le débordement émotionnel…
Le « loup solitaire » ne peut en effet s’épancher que d’une certaine manière.. chacun à la sienne qui lui est propre, soit il vas se cacher au fond de sa tanière pour libérer la pression et laisser s’échapper un peu plus de liquide perlant sur ses joues que devant témoin, soit il ne peut le faire seul et attend que quelqu’un trouve le bon mot, le bon geste pour qu’il puisse tout lâcher…
C’est difficile pour le « loup solitaire » de se libérer réellement, il faut qu’il se sente en sécurité pour cela (tanière ou en présence de quelqu’un de confiance totale, chacun sa façon de percevoir ce sentiment de sûreté..)
Exercice difficile également pour le « loup solitaire » qui peut alors passer à ses propres yeux pour une lavette qui à besoin des autres pour tenir le choc….
Le problème du « loup solitaire » est qu’il à une facette complexe, en général, il est très engagé dans tout ce qu’il fait, volontaire et rigoureux, je dirait même qu’il peut être comparé à un soldat qui sera toujours le premier à aller au front et crapahuter…
Seulement lorsque le réservoir est trop plein et commence à déborder de trop, le courage vient à manquer à un autre niveau..
L’engagement est toujours la, la détermination aussi, il n’y a pas de « fuite » des évènement, en bon « loup » il assume et affronte ce qui lui arrive sur le coin de la truffe...
Le problème n’est pas le combat en lui-même, c’est l’adversaire qui peut jouer en la défaveur de la stabilité émotionnelle du « loup »
Un « soldat » va se battre au delà de ses limites car il maitrise son élément, il sait ou il va… mais ce soldat sera désarmé devant la situation incontrôlable qu’est la santé ou la maladie…
C’est un défit à la vie, le combat contre sa propre santé est le plus difficile à relever car complètement incontrôlable
Dans ce cas là, le réservoir à tendance à se remplir bien plus vite, car le « loup solitaire » se retrouve seul face à ses propres démons et ses propres peurs de l’in-contrôlabilité de l’événement..
Si il peut se réfugier dans sa tanière pour évacuer (si c’est son mode d’évacuation) il pourra se libérer pour un temps, mais si il à besoin de se sentir en sécurité autrement pour se délivrer de son trop plein de réservoir et qu’il n’est pas en capacité de demander car la cuve déborde de trop et le plonge la tête sous l’eau (ce qui a pour effet de le faire taire malgré lui) c’est un problème..
Dans ce cas là, il rentre bien souvent dans un appart rempli de la seule présence d’un animal, ou il se met à lui parler comme si il était humain « ca vas mon cœur ? tu as passé une bonne journée » la seule réponse qu’il à c’est « miaou » (sous entendu j’ai faim)…
Il s’allonge sur son lit et serre la petite bestiole à 4 pattes contre lui, cherchant un peu de réconfort et de sécurité qu’il ne trouve pas après avoir laisser s’échapper quelques larmes, il repousse l’animal et s’occupe l’esprit à autre chose…
Pour le « loup solitaire » qui ne trouve son salut et son réconfort que dans la confiance envers un autre être semblable à son espèce c’est un calvaire à vivre…
Pour lui il n’y a rien de pire que de sentir qu’il est au bout de sa capacité émotionnelle et de ne pas être apte à l’exprimer.. même devant lui-même…
Alors il se tait…
Et quand il trouve enfin quelqu’un qui est la, sans qu’il le demande, qui lui ouvre les bras pour qu’il y plonge sa fourrure et qu’il peut enfin tout lâcher, en sécurité…
Il n’y aura jamais assez de mots inventé par l’être humain pour dire...
…merci…
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